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vers GR10 suite (Lac d'Estaing - Luz)




En arrivant à "bon"
-St Jean Pied de- Port, une bonne odeur de cire m'attendait là
où j'avais réservé. Un homme, ne parlant pas un
mot de français, répondait "no ! non !" à chaque
fois que je prononçais le mot "réservé" !
Finalement sa femme arriva et très tranquillement
m'annonça qu'elle allait me conduire chez sa voisine qui me
logerait. Malheureusement, la voisine avait
préféré louer la chambre à des gens qui
avaient décidé de prolonger leur séjour (tout
bénef , pas de draps à laver !). "Mais je vais
vous montrer une chambre très jolie où vous serez
très bien !" Et elle me montre un petit canapé de 1,50 m
sur 0,50 ! Je refuse poliment et ça n'étonne personne :
"Il n'y a aucun problème, nous allons trouver une solution !"
la porte Saint-Jacques. C'est le grand
départ !
Les
ornitho comptent les migrateurs au COL LIBRE d'Orgambidesca
La Passerelle d'Holzarté


e un souvenir très pentu. Pourtant, tout se passera
très facilement, en rythme de croisière. Une longue
marche sur une piste en compagnie des troupeaux repose l'esprit et
c'est frais et dispos que j'attaque la petite montée vers le col
d'Anhaou où les belges finisssent de se reposer. L'un d'eux
annonce que la journée s'est mieux passée que la veille
mais je lui réponds qu'il reste encore la descente... et mes
prévisions s'avèrent malheureusement justes. La descente
jusqu'à la route de sainte-Engrâce est effectivement
longue mais ce n'est rien comparé aux trois kilomètres de
route qui remontent vers le refuge ! Pour ceux qui choisiraient le
camping, attention, il se trouve à 2 km de l'embranchement,
à l'opposé du gîte ! (Donc 5 km de goudron de plus
à faire le lendemain !)
s alpages. c'est superbe et
relativement facile. C'est vrai, d'autres le font, cette étape
et la suivante pourraient être groupées pour en faire une
longue (9 h) mais après tout, cela ne fait pas de mal de se
reposer un peu. Le col de la Pierre Saint Martin (1760 m) est atteint
vers 11h30 et réserve des images étonnantes :
Un
diogène portant son tonneau,
un animateur de colo espagnol qui joue au
sorcier, les copains qui cherchent le réseau pour essayer
d'appeler qui leur taxi, qui la belle-soeur qui doit venir les
récupérer ! 
Après la plus belle rando, la plus belle montée vers le
col de Barrancq 1601 m après le plateau de Lhers. Les myrtilles
sont à peine assez mûres mais réjouissent quand
même le palais. Encore une fois, le gîte est sympa. Un
écossais, jeune grand-père, est en route pour
l'intégrale du GR 10. Il prend son temps et prévoit 55
jours en tout. Nous parlons un peu de l'Ecosse ("le pays
où en été, la pluie est un peu moins froide !").
Plutôt que d'aller au restaurant à Etsaut, à 15',
tous les clients du gîte se font la popote. Une fois n'est pas
coutume, je la fais aussi ! Pâtes au menu évidemment
puisque demain, ce ne sera pas comme aujourd'hui ! Certains
décident de dépasser le refuge d'Ayous et d'aller
directement jusqu'à Gabas... Cela me laisse sceptique. Il va
leur falloir digérer le plus gros dénivellée de la
rando (près de 1600 m) sur une balade de près de huit
heures avant d'attaquer le lendemain la plus grosse étape du
parcours, annoncée pour presque neuf heures en passant par
le point culminant de ce tronçon ! (2465m)
le 23 juillet : Borce - Refuge d'Ayous.
L'église de Azetpie-grièche écorcheur
hes pas avant 16 h00. Heureusement, le soleil est
là et la lessive peut sècher. Je dine le soir en
compagnie d'un couple
de Rabastens qui ne
connaissent ni
François Gallissaires (Le potier que j'ai connu il y a plus de
vingt ans au Maroc - Bonjour s'il me lit !) ni Sécadet
(où il habitait) !
du tronçon. Je me
réveille à six heures après une nuit très
"entrecoupée" : d'abord un retardataire qui me réveille
alors qu'il est au moins 22 heures (!), puis la chaleur, mais cette
fois, je me lève et ouvre... les volets puisque la fenêtre l'est
déjà. Du coup, c'est le bruit qui rentre : cloches,
grillons, voitures (eh oui !) qui descendent encore du Pourtalet ou de
Bious Artigues ! J'ai passé un moment à visualiser
le parcours si bien qu'il se déroule comme un film dans le
brouillard.
opaque. De temps en temps, elle enlève tout, ou presque tout et
c'est un vrai régal.
Vautour fauve

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